Poser des questions dans les entretiens cliniques au CPCT-Paris : pour quels usages ?
« Les effets psychanalytiques ne tiennent pas au cadre mais au discours ». Lors de sa présentation de PIPOL IV1Miller J.-A., « Vers PIPOL 4 », Mental, n°20, 2008, p. 185-192. il y a près de vingt ans, Jacques-Alain Miller soulignait que le CPCT « est un lieu de réponse, un lieu où le bavardage prend la tournure de la question et la question elle-même la tournure de la réponse ». Question et réponse, réponse et question sont ainsi articulées et portent à conséquences par la manière dont elles sont entendues : « l’émetteur reçoit du récepteur son propre message de façon inversée ».
L’appel téléphonique, la première consultation et les différentes étapes du traitement, visent à sérier, à cerner, au ras de ce que peut énoncer un sujet, le point brûlant qui l’amène à consulter, reflet d’un réel rencontré. Ces temps cruciaux sont nécessaires pour ne pas empêcher qu’un savoir supplémentaire puisse émerger pour le sujet, à partir de la « prescription détaillée »du consultant.
Des questions sont donc à poser, sans questionnaire préalable, sans protocole établi, mais soutenue par l’association libre ou le style de la conversation. L’asymptote est de permettre « une distribution pondérée des effets psychanalytiques »corrélée à ce qui peut être supporté par le sujet. Pas de question pour tous mais au plus près du singulier.
Nous prendrons appui, dans nos échanges, sur la transmission clinique pour en extraire, le plus finement possible, la variété des usages des questions qui sont posées ou pas au sujet : leur forme, leur nature, leur intérêt, leur temporalité… lors de chaque séance.
Encore des questions ? Alors rendez-vous le mardi 31 mars à 21h pour en découvrir davantage !
Corinne Rezki
Date et heure
Le ,
Lieu
Autres informations
Renseignement : mail.cpct.paris@gmail.com
Tarif
15 euros

